Témoignages 2021

La Viale, c’est d’abord un lieu de silence. Un silence qui est si peu présent dans la vie quotidienne. Un silence de ressourcement. C’est un lieu qui apaise. En arrivant à La Viale, c’est quelque chose de frappant : chaque fois que j’y suis allée, la première impression est celle d’un lieu extrêmement paisible. Au début, on ressent ce silence à fond. Puis, peu à peu, cela devient normal, et c’est quand on revient en Belgique qu’on est frappé par l’hyper-activité et la multitude de bruits parasites qui nous entourent. (…) Tout est là, et on n’a plus qu’à vivre. (…) On a plus de temps pour s’émerveiller, pour admirer un coucher de soleil, une caravane de fourmis, la montagne d’en face, ou simplement le mouvement des arbres avec le passage du vent. (…) C’est une grande liberté que de supprimer le superflu de sa vie.

Oriane, 22 ans

La Viale c’est avant tout un lieu de vie qui vit et donne une énergie magnifique!

Le mot qui revient dans ma tête est rencontres:

– rencontres avec soi,

– rencontres avec le divin,

– rencontres avec les autres

La simplicité et l’alternance (prières, travail, vie communautaire, contemplation) sont un terreau magnifique et un bras de levier indispensable à mes yeux pour permettre cela.

Xavier

Un magnifique village de pierres perché au milieu de la nature. J’aime l’accueil que nous y réservent ceux qui sont arrivés quelques jours avant nous et qui comme nous ont été accueillis… (…) Ce qui me nourrit a la Viale ce sont les échanges riches et empreints de bienveillance.

Eléonore

Durant chaque temps de prière à la Viale, 4 fois par jour. (…) Une grande douceur, une immense tendresse. (…) Depuis 20 ans, j’essaye de passer plus ou moins régulièrement à la Viale. Et quand tout s’embrouille dans ma vie, dans ma tête, mes proches me poussent à y aller. (…) A la Viale, tout est en bois et en pierre et on y voit les marques de toutes les vies qui s’y sont déposées. (…) C’est le lieu où je viens boire à la Source, le lieu où je prends les grandes décisions de ma vie, mon refuge quand je vis des naufrages. (…) Il y a toujours de la place. (…) C’est le seul lieu chrétien que j’ose recommander à des personnes non chrétiennes car l’ouverture, l’accueil y est tellement total et inconditionnel. (…)

C’est le lieu où j’ai vu un sous-préfet et un drogué s’engager ensemble dans des projets, une petite trisomique et un adolescent rebelle partager de la tendresse, un prêtre et une bouddhiste se retrouver sur des questions essentielles de Foi, un homosexuel et un catho coincé de droite se donner l’embrassade. Quel lieu d’Eglise ! (…) Lorsque je désespère du monde ou de moi-même, j’ai besoin de me rapprocher de la Viale, m’y raccrocher, m’y déposer et y reprendre espérance et Force pour repartir tenter de réenchanter le monde. Je crois en fait que la Viale m’a permis d’être profondément heureuse car consciente que nous sommes tous frères et que l’Esprit Saint travaille en nous. (…) Toujours comme un cadeau, de me dépouiller, de me révéler, de descendre à des profondeurs insoupçonnées qui m’invitent à la rencontre de mes compagnons de la Viale, en Vérité et à la rencontre de Dieu, qui m’insuffle sa tendresse immense et me guide. C’est le lieu de l’humilité. (…)

Je pense que le rythme quotidien d’alternance de travail-prière-vie communautaire-contemplation de la nature est le rythme idéal pour aider l’âme à s’incarner dans la matière. Pour aider l’Etre à se rassembler et permettre une action féconde. C’est le rythme et le style de vie qui permet à mon mental de se taire, à mon cœur de se calmer de ses colères et tristesse, et qui permet à mon âme de se relier à Dieu. Pour moi, la Viale est LE lieu d’église qui m’inspire.

Céline

J’ai apprécié l’absence totale de jugement, l’entrée immédiate dans la communauté, la bienveillance des jeunes et des permanents, l’incitation à s’interroger sur le sens de la vie, la spiritualité du lieu, son ouverture à chacun dans sa diversité sans aucun jugement, l’absence de conflits, (…) la facilité avec laquelle chaque nouveau venu devenait immédiatement le bienvenu. (…) La Viale, comme tous les lieux de spiritualité de cette qualité, incite à dépasser naturellement les barrières et à entrer directement dans des conversations profondes qui ont du sens. La qualité des visiteurs en témoigne. Les temps de prière devenant des moments de partage et de compréhension des évangiles m’ont tous semblé uniques et indispensables. (…) Merci à la Viale d’exister.

Béatrice

Je continuai à être frappé par l’atmosphère qui régnait dans le village, par cette joie honnête, non ostentatoire, et à ce quelque chose qui ressemblait à de la liberté. (…)
C’est en me laissant porter par ce lieu, par la prière, par la présence qui se dégage de chaque personne venant expérimenter sa propre liberté intérieure, et par les écritures et la parole, que je trouvais ce que j’étais venu chercher. J’y trouvais même bien plus. Et il ne se passe aujourd’hui presque jamais une journée sans que je n’éprouve une profonde gratitude d’avoir été conduit ainsi à la Viale. (…) Le temps dont nous y disposons, à se consacrer à la prière, à la réflexion, ou à la détente, est un véritable luxe. (…) L’absence de confort encourage aussi à plus de solidarité. C’est presque un lieu commun, de savoir que c’est face à l’adversité, en l’absence de solutions techniques toutes faites, que la fraternité s’épanouit. Se débattre à plusieurs pour faire fonctionner un poêle à bois qui fume enseigne bien plus et resserre bien plus les liens que de tourner le bouton d’une cuisinière à gaz. (…)
La Viale est le premier lieu que je rencontre avec un tel potentiel de toucher, d’émouvoir, de bouleverser, de faire changer le regard, de convertir.

Arthur, 34 ans

Là-bas on ne passe pas de temps à se soucier des rendez-vous et des impératifs de la vie. Ce temps passe vite pendant les repas quand on parle de forêt, de la prochaine balade qu’on pourra faire, des migrants qui sont coincés, de la force de l’Esprit Saint, … (…) Le point d’orgue de la Viale : la VIE qui s’y trame dedans. Ces vies d’ailleurs, cette vie en dedans, ce brassage, ce melting-pot. Et le pire c’est que ça marche ! Ce qui marche c’est l’écoute et la bienveillance. Jamais je n’ai eu d’aussi belles discussions qu’avec des gens que j’ai vu parfois que pour quelques heures, parce qu’ils partaient le lendemain. (…) Et puis, de la joie, du rire, des sourires, des attentions sincères, … me font croire à une autre humanité, tellement différente du monde que je connais.

Magalie, 23 ans

La Viale, c’est ce dont nous avions besoin : couper le téléphone, les sollicitations extérieures, admirer, prier, se recentrer sur l’essentiel, personnellement et en famille. (…) Puis les gens… Ah les gens de la Viale ! On pourrait en écrire des pages et des pages. On se demande au début ce qu’on va partager, si on va vraiment entrer en relation… Et puis bien sûr, ça marche. Et quand on se quitte après six ou huit jours, on quitte des amis, des gens qu’on connaît. C’est la vie à la Viale qui permet ça.

Le travail, d’abord ! Couper du bois, faire la cuisine, jardiner, ou porter des sacs de farine… Même dans le silence qu’impose parfois l’effort, même quand on ne parle pas la même langue, on apprend à se connaître en œuvrant côte à côte. Et on partage la satisfaction du devoir accompli. (…) La prière ensuite, même si en fait elle est première… Elle commence et elle clôt nos journées. Elle nous porte. A la Viale, on prie les uns pour les autres, on porte dans la prière ce qu’on s’est dit de nos vies pendant qu’on travaillait… parfois des choses pas simples. A la Viale, on a appris à prier les Psaumes, et à s’en nourrir. En famille, à tous les âges. (…)

A la Viale, on apprend par les autres. Il n’y a pas de mode d’emploi, mais une transmission qui s’effectue en permanence entre ceux qui arrivent, ceux qui s’en vont, ceux qui restent quelque temps. (…) Nos enfants aiment la Viale. Un lieu où chacun se sent accueilli. (…) Plus largement, chacun est appelé à être lui-même et à être responsable de la vie du village. (…) On ne vient pas « mettre les pieds sous la table », ni « recevoir un enseignement » (…). On vient vivre, c’est à dire partager. (…)

Il n’y a pas de « catégories ». Il n’y a pas une semaine « pour les familles », une semaine « pour les jeunes », une semaine « pour les couples » ou « pour les célibataires », ou « pour les exclus »… On se rencontre vraiment à la Viale et nous croyons que c’est une richesse énorme. (…)

Nous croyons que cette simplicité de vie est essentielle, constitutive de ce qui se vit à la Viale. Notre vie ici est comme un témoignage pour nous même, le reste de l’année, de ce qu’il nous en faut peu pour être heureux. (…) Vivre avec peu, c’est aussi un moyen de vivre ensemble. (…)

A la Viale, il n’y a pas de mode d’emploi : ceux qui savent comment faire de la lessive avec les cendres, ou du keffir, ou qui savent quel bois couper, ou quelle trappe ouvrir pour faire marcher le poêle, se chargent de l’apprendre à ceux qui ne savent pas. (…) Cette simplicité de vie nous inscrit aussi dans un autre rapport au temps : ça prend du temps de faire du pain, et il faut se lever tôt ! Ca prend du temps de préparer un repas pour 12 quand il faut lancer le feu, éplucher, etc. Ca prend du temps de faire la vaisselle… Ce temps qu’on « gagne » dans nos vie quotidiennes modernes pour le perdre sur nos smartphone. Ici, ce temps est habité. Il est le lieu de la rencontre. (…)

La prière rythme vraiment nos journées. Chacun des moments à la chapelle (les trois prières et la messe) est attendu, désiré. C’est le moment de la respiration. (…) On travaille pour les autres, dans des rythmes différents : il y a ceux qui ont fait le pain qu’on mangera le soir, ceux qui ont coupé du bois qui brulera dans quelques semaines, ceux qui ont travaillé à une charpente qui durera plusieurs années…

Victor et Albane, 39 et 35 ans

Un tel endroit ne peut pas laissez sans effet. (…) On oublie parfois le fait que le monde regorge de diversité. La Viale est là pour nous rappeler cette diversité et nous laisser nous en abreuver. On est tous là, dans ce lieu mystique, et on est tous ouverts comme on peut aux autres. (…) Une source de paix et d’harmonie qui se déverse dans notre âme. Une source qui donne l’impression que jamais plus on ne pourra avoir soif. C’est aussi dans ce lieu qu’on réalise l’absurdité de notre mode de vie. On jouit de tant de technologies et de ressources qu’on oublie qu’on n’en a pas besoin. On oublie que la vraie vie est bien plus simple et bien plus paisible. (…) On quitte notre petit confort de vie et soudain, les possibilités sont un peu trop grandes pour nos souliers. (…)

Les soirées de partage au coin du feu, les anniversaires sur la terrasse de Fraisse, les remontées du Chassezac, les réparations de toit avec Jean-Marie, les confection de barrières anti-sanglier, la cueillette de mûres sur le plateau, les chants si beaux qu’on a envie de pleurer de joie, la beauté de la chapelle, les discussion avec Geneviève et Benoit, et encore milles autres souvenirs. (…) Merci de tout cœur, de tout mon être et de toute mon âme. (…) C’est un endroit unique, et les mots ne peuvent que décrire pâlement à quel point ce lieu sort du commun.

Jeune femme de 25 ans

Là-bas, la présence de Dieu me semblait s’épanouir jusque dans les moindres recoins : dans la beauté des paysages et de la nature alentours, dans l’accueil chaleureux et simple de Benoît, Geneviève et des autres personnes présentes, dans l’ancien séchoir à châtaignes où j’ai eu la joie de passer 24h en ermitage et bien sûr dans les temps de prière à La Chapelle. (…) Les temps de prière sont comme la colonne vertébrale de la journée. (…) Ces prières m’ont aidé à ouvrir mon cœur à la journée à venir puis à la relire dans la gratitude, ce que je ne prends pas toujours le temps de faire dans mon quotidien.

Claire, 23 ans

Immédiatement, je me sens dans cette chapelle comme « à la maison » : accueillie dans un lieu qui me devient familier en quelques jours. Un lieu où je me retrouve. Où je peux me déposer et du coup, m’ouvrir à ce qui m’entoure. (…) Je ressens dans la démarche de La Viale, quelque chose de très authentique, une ferveur qui s’appuie sur la nature (« les arbres et les rochers »), et sur l’histoire du lieu, ces familles qui ont donné leur nom aux bâtisses du hameau. Une ferveur qui n’a jamais cessé de renaître, avec les prêtres et permanents qui ont fait – et font – vivre ce lieu. (…) Je trouve à la Viale un soutien rare et très précieux, où je peux « déposer mon fardeau ».

Sylvia, 52 ans

J’ai senti que c’était un lieu où je pouvais poser et déposer le tournant de ma vie que je prenais alors. Un lieu calme, avec un rythme régulier, constant, comme si la solidité des pierres environnante et la régularité du rythme communautaire viendraient soutenir ma propre vie alors si irrégulière et floue.

Marie-Gabrielle, 24 ans

Parler de ce lieu où je ne cesse de retourner depuis cinq ans, où aucune journée ne ressemble à une autre, quand bien même le programme semble être immuablement le même chaque jour.

Parler de ce lieu, devenu comme pour beaucoup un refuge, un ressourcement, un élément essentiel de mon équilibre intérieur, un lieu auquel je pense chaque jour, auquel je resterai attaché éternellement, et qui inspire et nourrit pour la vie.

Parler de ces journées remplies d’une intensité telle qu’une semaine y prend des allures de mois (…).

Parler de ces gens qui se disent « au revoir » comme des amis de 30 ans alors qu’ils n’ont que 3 jours de vie commune.

Parler de la beauté de chaque personne qui y séjourne, comme contaminée par la beauté sauvage de la nature environnante.

Parler de ces moments d’émotions, ces joies, ces pleurs, ces souffrances, ces partages, silencieux ou chantés avec tous ces meilleurs amis improbables, dans la simplicité brute de la chapelle, autour d’un feu chez Delenne, sur la terrasse Fraisse, en transportant des cailloux, en ramassant des fagots, en retournant la terre, en reconstruisant un mur.

Parler de cet esprit, cette présence dans l’air, dans les allées, dans les maisons, dans les arbres, dans le ciel. Cette présence qui transforme tout, se manifeste à tous, et emporte tout. Parler de cet esprit qui perdure depuis plus de 50 ans, sans prendre une ride (…).

Parler de cet accueil inconditionnel dans ce lieu qui n’appartient à personne, ouvert à tout le monde, unique en son genre, qui transforme comme par magie en cinq minutes n’importe quel visiteur. (…)

Parler de cette relation personnelle avec Dieu, qui n’a cessé de se développer, de s’intensifier, de se nourrir depuis que je fréquente le lieu. Parler de ce rythme de 4 prières quotidiennes, venues progressivement, prendre place dans mes journées, pour m’offrir la paix, joie et sérénité indispensable à mon quotidien.

Parler de cette expérience de sobriété qui a transformé mon rapport au monde, aux choses, fait prendre conscience de l’importance du soin, de l’ancrage dans le présent, et de la beauté de la simplicité.

Cette vie communautaire unique, fruit d’une organisation pensée, nourrie, réfléchie, inspirée, expérimentée et discernée jusque dans ses moindres détails. (..) Ces prières qui cimentent le lien entre les habitants. L’alternance entre les moments collectifs et les moments de solitude contemplative.

Ce plaisir de remonter le temps à chaque séjour et de re découvrir cette noblesse de la vie de nos ancêtres (…). Et cette curieuse sensation qui me fait souvent penser que ce plongeon dans le passé est aussi le laboratoire de notre avenir. 

Homme, 49 ans

Ce lieu m’apprend à être moi-même et me permet de trouver ma voie. (…) La Viale est la source où je puise mon énergie et le point de départ de ma vie quotidienne.

Séverine, 21 ans

Comment définir ce lieu? Si je devais trouver les mots les plus justes pour décrire cet endroit, ce serait tout simplement la définition de la vie. La vraie. La Viale est la simplicité, la vie sans artifice, l’endroit qui nous permet de nous retrouver, d’être nous mêmes. Plus qu’un lieu de vie, la Viale nous redonne la vie, dans certains cas. Tout cela ne pourrait se faire sans cette manière de vivre. Sans cette rusticité qui nous rappelle à quel point tout a un sens. Tout a une utilité et tout se mérite. Le travail est ce qui nous permet, par l’effort, de goûter à ces fruits. Bien sûr, tout ne pourrait se faire non plus dans cette vie de prière : sans enfermer, au contraire, elle nous élève. Vers celui qui donne la vie, celui qui donne l’amour, la foi, la force. (…) On ne vient jamais à la Viale par hasard, et nous n’en ressortons jamais inchangés. La Viale reste dans notre cœur, et savoir que nous y sommes accueilli à tout instant, est une force, une source. La Viale nous emmène aux tréfonds de notre cœur, cet espace que nous mettons trop souvent aujourd’hui de côté.

Violette, 20 ans

C’est bien difficile de définir ce lieu qui ne ressemble à aucun autre. Les maisons du hameau, toutes de guingois, les escaliers irréguliers, les sentiers tortueux… et pourtant l’habitat tient, dure et protège. (…) Le dépouillement voulu du lieu, le peu de confort, la frugalité des repas, tout contribue à renouer des liens simples, directs avec l’autre: la rencontre est aisée, l’échange est rapidement profond et sans artifice. (…) L’accueil y est toujours très chaleureux et l’on accueille très vite à son tour compte tenu de la grande fréquentation du lieu. (…) La Viale nous permet de vivre, prier ou méditer aux côtés de nombreuses personnes qui cherchent, ne croient plus ou pas ou bien qui découvrent l’évangile parfois pour la première fois. C’est une grâce de voir une personne découvrir l’évangile, sonder les textes avec une fraîcheur et un questionnement souvent très profonds.  C’est très vivifiant et cela interroge notre propre foi; on est loin de l’entre soi rencontré souvent en paroisse.

Gaëlle, 45 ans

La Viale m’offre et offre aux miens la gentillesse entre les générations, l’attention à tous, une médiane vivante entre les milieux sociaux et les fortunes de la santé ou des blessures affectives ou matérielles des uns et des autres. Peu à peu âgé, j’apprends comme un enfant ce que je ne savais pas sur la générosité, sur l’écoute, sur la prière. (…)

Combiner l’effort, une discipline généreuse mais réelle, les contraintes quotidiennes de la vie collective, la contemplation et la prière est un gage de réussite magnifique. Certains visages qu’on ne supposerait pas aux champs ou à la manœuvre ; d’autres qu’on n’imaginerait pas en silence respectueux et profond dans une chapelle ; d’autres enfin qu’on croirait submergés par les souffrances de vies abimées et qu’on croirait imperméables pour toujours au rire, à la gentillesse ; tous semblent trouver à La Viale ici une parenthèse précieuse, là une ouverture définitive vers l’espoir et le don de soi. C’est cette combinaison de l’effort, de la foi et de l’harmonie collective entre les personnes qui porte à La Viale et son beau projet. Œuvre des hommes ou celle de Dieu ? Dans ce village, nous n’avons même plus besoin de réponse : celle-ci s’impose.

Merci pour tout cela.

Yves, 70 ans